Reconnaître et prévenir la fatigue au travail…

avant qu’un incident se produise!

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Interprétation scientifique

La fatigue au travail affecte un nombre important de salariés/employés à travers le monde. Elle se situe au troisième rang des problèmes de santé les plus rapportés en Europe , et plus d’un travailleur états-unien sur cinq affirme ressentir de la fatigue au travail. Or, en plus d’affecter la qualité de vie des personnes et d’affaiblir leur système immunitaire, la fatigue au travail engendre également des coûts importants. Aux États-Unis seulement, le montant des pertes en productivité et des coûts en soins de santé liés à la fatigue au travail est estimé à 136,4 milliards de dollars chaque année !

Alors que tous les salariés/employés sont susceptibles de ressentir de la fatigue un jour ou l’autre, le problème de la fatigue au travail n’est souvent relevé qu’à la suite d’un accident majeur. Considérant ses effets considérables sur les salariés/employés et sur les organisations, est-il possible de repérer et de prévenir la fatigue au travail avant qu’un grave incident se produise?

C’est dans cette optique que nous nous sommes intéressés à l’étude de Techera et ses collaborateurs, publiée en 2016 et qui vise à mieux comprendre le phénomène de la fatigue au travail, à examiner ses effets sur la santé des travailleurs et à en relever les principales causes.

Conseiller expert

Philippe ZAWIEJA, Ph. D., chercheur associé, Équipe sur les organisations en santé (ÉOS)

Auteurs

PATRICE DANEAU, auxiliaire de recherche, Université de Sherbrooke

Étienne FOUQUET, auxiliaire de recherche, Université de Sherbrooke

JOSÉE CHARBONNEAU, auxiliaire de recherche, Université de Sherbrooke

 

Qu’entend-on par…

Fatigue au travail

Dans cette étude, la fatigue au travail réfère à une sensation de lassitude ou d’épuisement de la force mentale ou physique, ressentie par un salarié/employé soumis à des demandes ou des facteurs de stress importants. Elle mène donc à une réduction de l’aptitude à accomplir ses activités professionnelles au niveau désiré. La fatigue peut être ressentie sur le plan physique ou mental.

Il est question de fatigue physique lorsqu’il y a diminution de la capacité physique nécessaire pour exercer une force ou effectuer une tâche.

La fatigue mentale, pour sa part, est liée à une diminution de la motivation à poursuivre la réalisation d’une activité ou de la capacité à traiter l’information et à y réagir.

Lorsqu’il est difficile, voire impossible, de dissocier la fatigue physique de la fatigue mentale, le terme fatigue générale est alors utilisé.

La fatigue au travail peut également être catégorisée selon la durée de ses effets. Il est alors question de fatigue aiguë ou de fatigue chronique.

Note de l’expert

Le terme « fatigue au travail » est préféré à celui de « fatigue professionnelle » en raison des causes de la fatigue, qui peuvent être d’origine non seulement professionnelle, mais également extraprofessionnelle. Il s’agit, finalement, de gérer la fatigue du salarié sur le lieu de travail.

Fatigue aiguë

La fatigue aiguë représente une réponse normale à des conditions défavorables (p. ex. : effort mental ou physique, stress émotionnel, récupération insuffisante, maladie temporaire) qui affectent les personnes en bonne santé, et a des effets à court terme. Elle peut être soulagée par le repos, un sommeil de qualité, un régime alimentaire approprié et l’exercice. Dans la majorité des milieux de travail, la fatigue aiguë constitue la principale préoccupation en matière de fatigue; c’est d’elle dont il sera question ici.

Fatigue chronique

Les symptômes de la fatigue chronique sont semblables à ceux d’une fatigue aiguë, mais ceux-ci sont ressentis de manière constante et perdurent sur une longue période. Bien qu’il soit encore difficile d’en comprendre les causes, la fatigue chronique peut survenir si la fatigue aiguë n’est pas soulagée et, parfois, à la suite de maladies graves (p. ex. polyarthrite rhumatoïde, diabète, etc.) ou de traitements médicaux (p. ex. : chimiothérapie). Ainsi, contrairement à la fatigue aiguë, la fatigue chronique ne peut être soulagée par le repos.

Référence complète

Techera, U., Hallowell, M., Stambaugh, N., & Littlejohn, R. (2016). Causes and consequences of occupational fatigue: Meta-analysis and systems model. Journal of occupational and environmental medicine, 58(10), 961-973.

Méthode

Méta-analyse

 

Méthode qui permet de rassembler un certain nombre d’études quantitatives pour en quantifier le résultat global et produire une seule estimation de mesure.

  • Critères d’inclusion des études :
    • Établit une relation claire entre une cause et la fatigue ou la fatigue et sa conséquence;
    • Implique un échantillon de travailleurs en bonne santé entre 18 et 65 ans et représentant la population active;
    • Inclut la mesure d’un lien (taille de l’effet) ou assez de renseignements pour calculer une mesure;
    • Implique cinq participants et plus dans les échantillons.
  • Revues ciblées : santé et sécurité au travail, psychologie appliquée et cognitive, médecine, génie, neurosciences.
  • Résultats : Parmi les 105 études qui rapportent des données empiriques, 23 respectent les quatre critères d’inclusion, et dans celles-ci on a ressorti 9 causes et 5 conséquences de la fatigue au travail.

 

Analyse selon une approche systémique

Les neuf causes et les cinq conséquences de la fatigue au travail sont présentées selon un modèle systémique, c’est-à-dire qu’elles agissent les unes sur les autres et ne peuvent être considérées isolément.

Que révèlent les résultats de l’étude?

Les auteurs soulignent cinq effets de la fatigue au travail. Bien que la fatigue au travail puisse être caractérisée plus précisément selon ses symptômes (physiques ou mentaux), ces derniers sont souvent considérés d’un point de vue général, c’est-à-dire d’un point de vue qui englobe des symptômes tant physiques que mentaux.

5 principaux effets de la fatigue au travail

Perturbations de l’humeur

  • De manière générale, la fatigue au travail peut provoquer des perturbations de l’humeur à court terme. Surtout liée aux émotions et aux sentiments à court terme, l’humeur se traduit notamment par la tension psychologique, la colère, la vigueur, la tristesse ou l’anxiété. Dans certains cas, la fatigue au travail peut mener à la dépression. 

Maladies

  • De longs épisodes de fatigue au travail peuvent influencer significativement la santé du travailleur, par l’affaiblissement de son système immunitaire, et favoriser l’apparition de maladies (p. ex. infections, troubles gastro-intestinaux, maladies cardiovasculaires).
  • Les travailleurs qui étaient préalablement aux prises avec un problème de santé sont notamment plus susceptibles de ressentir de la fatigue au travail.

Erreurs humaines et blessures

  • Les erreurs ou les blessures se produisent lorsqu’un comportement n’est pas effectué correctement et/ou qu’il provoque une perte ou des dommages pour le travailleur ou autrui.
  • Le salarié fatigué physiquement ou mentalement peut involontairement mettre sa santé et sa sécurité, voire celles des autres, en jeu.

Dégradation des fonctions cognitives

  • La fatigue au travail, notamment mentale, peut affaiblir les facultés cognitives de base du travailleur, telles que sa capacité de concentration et d’attention ou sa vigilance, et ses facultés cognitives complexes (p. ex. : planifier, percevoir le risque, prendre des décisions dans l’incertitude).
  • La dégradation de la performance cognitive du travailleur mène ainsi à un plus grand risque d’erreurs.

Dégradation de la condition physique et douleur

  • La fatigue au travail, notamment physique, affecte les capacités physiques à accomplir une tâche et peut générer des douleurs (ex. troubles musculo-squelettiques).
  • La dégradation physique désigne tout symptôme corporel qui altère le fonctionnement normal du corps, comme la somnolence, le manque de force ou la douleur.

ATTENTION!

La dégradation des fonctions cognitives et de la condition physique ainsi que les maladies ont des effets qui tendent à exacerber la fatigue. Par exemple, la fatigue peut causer des maladies qui, à leur tour, peuvent aggraver les symptômes de la fatigue.

Mise en garde de l’expert.

Alors que l’article est focalisé surtout sur les fatigues dites aiguës qui se manifestent en contexte professionnel, les auteurs n’abordent pas le burn-out (épuisement professionnel), que les travaux de Christina Maslach – définissent comme un syndrome tridimensionnel, associant un épuisement émotionnel et physique, l’apparition d’un « cynisme » réactionnel et l’affaiblissement (voire la disparition) du sentiment d’accomplissement personnel et professionnel.

Le burn-out apparaît comme une forme particulière de fatigue générale chronique affectant l’état physique et mental et ne cédant pas au repos, dont la cause principale, perçue par le travailleur, est la sphère professionnelle.

Prévenir la fatigue au travail

Si les effets de la fatigue au travail peuvent être dommageables pour le salarié/employé et l’organisation, ceux-ci peuvent néanmoins être prévenus lorsqu’on comprend les causes de ce phénomène. Les auteurs de l’étude soulignent neuf principales causes qui contribuent à la fatigue au travail. Ces dernières, qui peuvent découler des contextes professionnel et extraprofessionnel, sont présentées dans le tableau suivant, et des pistes d’action sont suggérées.

Les 9 principales causes de la fatigue au travail

Causes

Explications

PISTES D’ACTION

Causes relatives au contexte professionnel

Charge de travail élevée

  • Des demandes cognitives et physiques élevées interfèrent avec le processus de récupération. 
  • Lorsqu’elles sont soutenues ou constantes, les charges de travail élevées contribuent à la fatigue au travail. 
  • Alterner des périodes de travail exigeantes avec des périodes de travail moins soutenues.
  • Alterner des périodes de travail exigeantes avec des périodes de travail moins soutenues.
  • Offrir l’utilisation d’aides techniques pour les travaux physiques exigeants.
  • Revoir la répartition de la charge de travail au sein de l’équipe, et la réorganiser au besoin, afin d’éviter les inégalités et maintenir la synergie.
  • S’assurer que les périodes de pause sont respectées et qu’elles sont de qualité (exemptes de demandes) pour permettre la récupération et favoriser ensuite la productivité du travailleur.

Heures supplémentaires et longues heures de travail

  • Un nombre d’heures travaillées excédant 40 heures par semaine (heures supplémentaires) ou plus de 8 heures par jour (longues heures de travail) peut engendrer de la fatigue au travail.
  • Un nombre d’heures travaillées excédant 40 heures par semaine (heures supplémentaires) ou plus de 8 heures par jour (longues heures de travail) peut engendrer de la fatigue au travail.
  • Les effets des heures supplémentaires sur la fatigue du travailleur dépendent de facteurs tels que l’aspect volontaire des heures supplémentaires, les conditions dans lesquelles elles se réalisent, sa perception des bénéfices encourus et ses motivations personnelles.
  • Le type de fatigue en cause dépend de la nature physique ou mentale de l’effort.
  • Privilégier le volontariat, en prenant garde aux biais de consentement (p. ex. : pression financière, désir de plaire) et en veillant à une juste rotation des salariés/employés concernés.
  • Offrir la possibilité du télétravail.
  • Prendre en considération le temps mis pour le trajet du domicile au travail lors des déplacements professionnels.
  • Promouvoir des pratiques adaptées de déplacement entre le domicile et le travail (p. ex. : covoiturage, transport en commun, horaire flexible permettant d’éviter les heures de pointe).

Environnement physique inadapté

  • L’exposition prolongée à des conditions comme le bruit, l’intensité lumineuse, les vibrations ou une température inadéquate peut conduire à la fatigue, que ce soit par la surstimulation ou la sous-stimulation.
  • Varier les aménagements de travail (espaces ouverts et fermés) afin d’éviter tant la surstimulation (p. ex. : trop de bruit) que la sous-stimulation (p. ex. : trop calme, luminosité insuffisante).
  • Insonoriser les équipements bruyants ou vibrants.
  • S’assurer de fournir un éclairage adapté à la tâche, et privilégier la lumière naturelle.
  • Promouvoir les règles de bonne conduite dans les espaces collectifs (utilisation du téléphone, conversations).

Environnement social stressant

  • La qualité des relations interpersonnelles au travail ainsi que la liberté perçue jouent un rôle majeur sur la fatigue. Par exemple, un environnement caractérisé par du harcèlement, une faible perception d’autonomie, une forte demande émotionnelle ou l’insécurité de l’emploi peut exacerber la fatigue mentale.
  • Sensibiliser les salariés/employés et les managers/gestionnaires aux diverses formes de harcèlement et de discrimination.
  • Promouvoir la diversité ethnique, culturelle, religieuse et générationnelle et les idées divergentes comme facteur de créativité et d’innovation. 
  • Au-delà du fait de s’informer régulièrement de l’état des salariés/employés et de leur travail, agir pour éviter les problématiques sinon les gérer. Au besoin, demander le soutien du service des ressources humaines.

Effort mental et/ou musculaire soutenu ou prolongé

  • Une tâche exigeante cognitivement se prolongeant au-delà de 3,5 heures affaiblit l’efficacité des fonctions cognitives; l’acuité mentale n’est maintenue qu’aux dépens d’un plus grand effort mental.
  • Les salariés/employés confrontés à des situations d’urgence, à des tâches répétitives et à la résolution de problèmes dans leurs emplois (par exemple : opérateurs de contrôle aérien) sont plus vulnérables à la fatigue mentale, puisqu’un grand nombre de fonctions cognitives est sollicité simultanément.
  • La fatigue physique survient souvent lors d’une activité prolongée (p. ex. : travail à haute intensité, longues heures de travail, postures inadéquates). Un effort dynamique du muscle (impulsion) ou un effort statique (contraction maintenue) peuvent engendrer de la fatigue physique.
  • Prioriser et varier les tâches exigeantes cognitivement et physiquement.• Prioriser et varier les tâches exigeantes cognitivement et physiquement.• Accorder des pauses de qualité, suffisamment longues et fréquentes, et les promouvoir.
  • Protéger le temps de réflexion de qualité (prendre garde au multitâche).
  • Protéger le temps de réflexion de qualité (prendre garde au multitâche).
  • Varier et partager les tâches physiques entre les collaborateurs.
  • Promouvoir de saines habitudes (p. ex. : hydratation, exercice).

Récupération insuffisante

  • Une récupération suffisante permet de renverser les effets d’une charge de travail élevée ou d’efforts soutenus.
  • Une récupération suffisante permet de renverser les effets d’une charge de travail élevée ou d’efforts soutenus.
  • À l’inverse, une récupération insuffisante lors des périodes de travail conduit à la fatigue générale. 
  • Accorder des pauses de qualité, suffisamment longues et fréquentes, selon les caractéristiques de la tâche, et les promouvoir.
  • Ne pas considérer le trajet domicile-travail comme un temps de repos pour le salarié : la circulation et les travaux routiers peuvent être un facteur de stress. 
  • Offrir la possibilité de faire des microsiestes et/ou de la relaxation.• Aménager des salles de repos favorisant la sieste ou des pauses de qualité.

Causes relatives au contexte extraprofessionnel

Privation de sommeil

  • Bien qu’il existe différents degrés de sévérité de privation de sommeil, moins de 8 h de sommeil par nuit peut réduire la performance le lendemain, mais également pour les jours qui suivent. Plus de 8 h de sommeil ne serait toutefois pas plus bénéfique pour la performance du travailleur.
  • S’assurer que les salariés/employés puissent bénéficier du temps nécessaire pour pouvoir avoir au moins 8 heures de sommeil entre leurs quarts de travail.
  • Adapter autant que possible les horaires de travail ou le séquençage des tâches au chronotype des travailleurs (certaines personnes se sentent plus efficaces le matin et d’autres, le soir).
  • Fermer les locaux de travail à partir d’une certaine heure le soir, si possible.
  • Adopter une politique de conciliation travail-famille, ou bien permettre, si possible, la flexibilité dans l’horaire de travail pour éviter le présentéisme.

Récupération insuffisante

  • Les temps de pause au travail et les activités récréatives ne peuvent suffire à la récupération du travailleur s’il demeure sollicité par des demandes physiques ou cognitives élevées à l’extérieur du travail ou s’il adopte de mauvaises habitudes de vie (p. ex. : abus d’alcool ou usage de drogues).
  • Recommander l’utilisation des services d’aide aux travailleurs afin qu’ils obtiennent le soutien nécessaire à leur volonté d’améliorer leurs habitudes de vie, tout en réduisant leurs dépendances éventuelles (p. ex. : drogues, loisirs à risque d’épuisement comme les jeux vidéo).
  • Préserver les moments de répit des salariés/employés (p. ex. : congés, temps hors des heures de travail). Sinon, clarifier le fait qu’on ne s’attend pas à des réponses instantanées en dehors des heures de travail.
  • Adopter une politique favorisant la déconnexion en dehors des heures de travail.
  • S’assurer que les salariés/employés prennent leurs vacances annuelles.

Prédisposition émotionnelle

  • La fatigue affecte le travailleur différemment selon sa prédisposition émotionnelle, soit son degré de peur, de stress ou son attitude globale envers la tâche ou le travail.
  • La détresse et les conditions stressantes exacerbent les effets de la fatigue sur les personnes émotionnellement vulnérables.
  • Promouvoir la tolérance et le respect mutuels, encourager l’expression des différences individuelles afin que chacun puisse s’exprimer sur ses expériences vécues au travail.
  • Élaborer des programmes de promotion de la reconnaissance, en tant que ressource positive, et réduire les émotions négatives.

RECOMMANDATIONS DE NOTRE EXPERT

ATTENTION ! Les heures supplémentaires et les longues heures de travail amplifient les effets de la fatigue engendrés par d’autres facteurs comme la privation de sommeil, l’effort mental et/ou musculaire soutenu et la récupération insuffisante. De façon similaire, une charge de travail élevée peut influencer la privation de sommeil, l’effort mental et musculaire, voire être à l’origine des heures supplémentaires et des longues heures travaillées. La fatigue au travail est donc rarement le résultat d’une seule cause.

Mises en garde de l’expert

  • Tout comme la surcharge de travail, la sous-charge de travail et la sous-stimulation peuvent également engendrer des phénomènes de fatigue (p. ex. : ennui, bore-out).
  • Bien que peu abordée par l’étude, la dimension subjective de la fatigue n’est pas à négliger. En effet, les facteurs susceptibles d’expliquer la fatigue au travail peuvent affecter différemment les salariés/employés en fonction de leurs caractéristiques personnelles (p. ex. : personnalité, histoire, genre, appartenance groupale, ethnique ou culturelle) et du contexte dans lequel ils évoluent.
  • La prévention de la fatigue impose une vision holistique de la personne, et ne peut se limiter aux fatigues liées au travail. Certaines fatigues extraprofessionnelles peuvent être allégées par des interventions de l’employeur : accès facilité ou privilégié à certains services (p. ex. garde des enfants, accompagnement de proches âgés ou malades, covoiturage). Paradoxalement, réintroduire une certaine étanchéité entre la sphère professionnelle et la sphère extraprofessionnelle permet de ménager des périodes de relatif répit : durant le travail, les soucis professionnels; hors travail, les préoccupations personnelles — et non le cumul de tout à tout moment de la journée!

 

POUR CITER CETTE INTERPRÉTATION SCIENTIFIQUE GLOBAL-WATCH

Zawieja, P., Daneau, P., Fouquet, E., Charbonneau, J. (2018). Reconnaître et prévenir la fatigue au travail… avant qu’un incident se produise!. Interprétation scientifique Global-Watch disponible au www.global-watch.com

POUR CITER L’ARTICLE ORIGINAL DES AUTEURS DE L’ÉTUDE

Techera, U., Hallowell, M., Stambaugh, N., & Littlejohn, R. (2016). Causes and consequences of occupational fatigue: Meta-analysis and systems model. Journal of occupational and environmental medicine, 58(10), 961-973.

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